Articles taggés avec ‘Wwoof’

26
Fév
08

In Kerikeri Organic

Publié dans Wwoof | Par Elodie & Thomas

Chers explorateurs d’Aotearoa,

Voici dix jours que nous avons commencé notre Wwoof à Kerikeri Organic.
Nous passons de très bons moments dans ce petit coin champêtre et le quitter ne sera pas facile.
Après de longs mois passés en Nouvelle-Zélande, Laetitia et Nicolas (deux français) sont arrivés à vélo à la ferme. Leur trip dans ce pays est original puisqu’ils ont choisi de terminer leur périple par une traversée des deux îles à vélo, durant un mois et demi. On s’imprègne de leur expérience et avec Richard (notre ami british) on passe de bons moments. Laetitia et Nico sont très bons en cuisine, ce qui nous permet de manger d’excellents repas avec de bons produits bio !
Les journées ici sont bien remplies car on bosse pas mal, mais c’est souvent par choix. Le travail est varié, intéressant et on apprend beaucoup. Après une bonne journée de boulot, Marty nous a gentiment prêté sa voiture pour que nous allions nous délasser dans des “hot springs” (sources thermales chaudes). Une sacrée bonne idée, mais on vous raconte pas l’odeur de soufre !
Il y a quelques jours, une pluie diluvienne s’est mise à tomber et cela n’a pas cessé pendant deux jours. Le champ devant la cabane était bien inondé. Quand il pleut ici, ça ne rigole pas et aller nourrir les poules dans ces conditions ce n’est pas de la tarte, surtout quand il faut réparer le poulailler plein de crottes humides, équipés de capes de pluie !possum
Une nuit, des bruits bizarres nous ont tous réveillés. Les yeux endormis, nous cherchions la cause du vacarme quand soudain un curieux animal est tombé dans la cheminée ! Un opossum (ici en photo). Ce gros rongeur nous a donné du fil à retordre pour le faire sortir mais ça nous a bien fait rire. On ne l’a pas tué mais il faut savoir que c’est une espèce invasive ici et les kiwis n’hésitent pas à les supprimer, c’est d’ailleurs un acte citoyen dans le pays.
Demain, nous prenons un “day off” (journée de repos). La rando que nous allons faire dans la Bay of Islands s’annonce magnifique !
Voilà pour les news, nous vous invitons à consulter régulièrement la photothèque que nous alimentons quelques fois lorsque nous avons un accès à internet.

18
Fév
08

Notre premier Wwoof

Publié dans Wwoof | Par Elodie & Thomas

thomas et les cochonsthomas et les cochonsthomas et les cochonsLes mains pleines de terre et déjà des ampoules, ça y est, le travail à la ferme vient de commencer !
Après deux nuits dans le van au bord de la mer et environ 400 km de route (à cause des détours), nous voici à Kerikeri Organic. Un grand monsieur aux cheveux grisonnants nommé Marty nous a accueillis avec gentillesse il y a quatre jours maintenant. Après avoir fait la connaissance du reste de la famille et de Hiro, un wwoofer japonais bien sympa, nous avons rejoint nos appartements qui consistent en une maisonnette avec du film plastique comme fenêtres, des rideaux comme portes, la compagnie d’insectes plus ou moins sympathiques et surtout la véritable “cabane au fond du jardin”. Electricité et eau chaude sont tout de même présents, mais nous qui voulions du rustique sommes bien servis. C’est le top ! On est en plein champ, avec le bruit du vent et des grillons dans les arbres, vraiment une superbe ambiance bucolique.

Le matin, réveil à 7h, puis c’est l’heure d’arroser les plantes de la serre, nourrir les poules et les cochons, ramasser les œufs et préparer l’ouverture du magasin. Et oui, ici plusieurs fruits et légumes organiques (comprenez biologiques) sont cultivés sur place et vendus. Tout le reste de la boutique (produits d’entretien ménager, de beauté, nourriture, etc.) est organique également. Ce qui est surprenant, c’est le fonctionnement du magasin : les clients se servent, pèsent leur produits, notent leurs achats sur un papier et mettent l’argent dans une caisse, sans aucune surveillance, la confiance règne !

Il y a beaucoup de travail à faire, comme ramasser les fruits et légumes (les pommes de terre c’est pas facile), étiqueter les produits pour la boutique, préparer la terre pour les plantations… ici on ne s’ennui pas.
Pour nos repas, on choisit dans le magasin ce qu’on souhaite manger, ou alors Marty nous achète en ville les produits qu’on ne vend pas à la boutique (viande, poisson, tout ce qu’on réclame…). Tout est de qualité et goûteux, et le goût du kiwi néo-zélandais bio est incroyable !

Un anglais nommé Richard est arrivé une journée après nous, Hiro est parti ce matin et deux français nous ont rejoints cet après-midi.
Pour le moment on travail à peu près 5 à 6h par jour tous les jours de la semaine avec une pause “cup of tea” toutes les 3h ! Comme l’ambiance est sympa, le travail est fait de bon cœur, même si parfois c’est dur physiquement. Enfin, c’est une question d’habitude, dans peu de temps ça ira tout seul. Aujourd’hui nous avons travaillé un peu plus, ce qui nous permettra d’avoir une journée de libre dans la semaine, ainsi nous pourrons aller visiter les alentours et nous baigner. Nous passons de bonnes soirées avec les autres wwoofers, avec de bons petits plats et de grandes discussions qui nous permettent d’améliorer notre anglais.

Voilà pour les nouvelles, see you soon.

PS : nous essayons de mettre à jour le blog le plus souvent possible mais ce n’est pas très facile d’avoir Internet, merci de votre compréhension.

22
Jan
08

Voyager grâce au Wwoof

Publié dans Wwoof | Par Elodie & Thomas

Dans le prix d’un voyage, le transport est déjà une grande dépense, surtout pour se rendre de l’autre côté de la Terre. Alors quand on vient de finir ses études et qu’on n’a pas trop de sous, économiser le prix de l’hébergement devient intéressant pour voyager. D’où nous est venue l’idée de faire du Wwoofing.

Le principe est de travailler quelques heures par jour en contrepartie du gîte et du couvert. Cependant, au-delà des aspects financiers, c’est surtout la rencontre avec les locaux qui importe ici. Quoi de mieux pour s’immerger dans un pays que de connaître les gens qui y vivent ?Wwoof
Le Wwoof, une manière de vivre à la ferme !
Wwoof Wwoof ! Cela signifie « World Wide Opportunities on Organic Farms » ou encore « Willing Workers On Oganic Farms » soit dans notre parlé Gaulois : réseau mondial d’opportunités sur des fermes biologiques ou travailleurs volontaires dans les fermes biologiques.
C’est donc un réseau international de fermes Bio qui accueillent des bénévoles. Ceux-ci travaillent 25h à 30h par semaine et en échange sont nourris-logés.
Pour pouvoir faire du Wwoofing, il faut avoir au moins 18 ans (parfois 16 ans) et adhérer à l’organisation responsable dans le pays concerné (environ 20 à 40 €). Une fois inscrit, une carte de membre nous est remise, ainsi qu’un annuaire papier des hôtes et/ou un accès à l’annuaire internet.

Les hôtes peuvent être des personnes ayant un jardin bio à côté de leur activité professionnelle, des fermes de grande taille, des habitants d’un éco-village, etc.
Les tâches à effectuer sont diverses. Il peut s’agir de s’occuper des animaux, des vergers, des potagers, du bois de chauffage, de la maintenance dans la propriété (peinture, travaux divers), etc.

Les Wwoofers vivent soit avec la famille, soit dans un logement indépendant de type caravane, mais les repas sont souvent partagés avec l’hôte. Le travail demandé représente généralement 4 à 6h par jour.
Pour travailler dans une ferme, il faut contacter l’hôte qui nous intéresse à l’avance, par téléphone, email ou par courrier (peu pratique quand on n’a pas d’adresse fixe). Si l’hôte a effectivement besoin d’un Wwoofer, il faut arranger le séjour avec lui en convenant de la date d’arrivée, de la durée et d’autres informations pratiques.

Finalement, le Wwoofing permet d’embrasser une certaine philosophie de vie, d’aider à développer une confiance en soi, d’apprendre les techniques de base de la ferme bio, et lorsqu’on vient de la ville, c’est une opportunité de découvrir le milieu agricole en s’y confrontant.

Liens utiles :

Wwoof-around the world
Définition du Wwoofing