Archive pour la catégorie ‘Nature’

20
Mar
08

Bientôt la traversée

Publié dans En chemin, Nature, Randonnées | Par Elodie & Thomas

Chers explorateurs d’Aotearoa,
Voilà un moment que nous ne nous sommes pas manifestés et nous allons rattraper ce retard, mais avant tout, toutes nos félicitations à Seb et Béné pour la naissance de la petite Ariane !

Notre rendez-vous avec l’île du Sud prend plus de temps que prévu car nous sommes retenus en chemin par de merveilleux endroits. Après la découverte de Waipoua Forest, nous sommes allez acquérir un peu de culture dans le remarquable musée dédié aux Kauris, situé à Matakohe.
S’en suivit une nuit assez mauvaise passée sur une aire de repos bruyante proche d’Auckland, puis nous avons pris la direction des Waitomo Caves. Pour rejoindre ces grottes, plusieurs centaines de kilomètres à travers la campagne sont nécessaires. Toujours au volant de notre van, nous sommes entrés dans le village de Waitomo Caves, un lieu qui nous a beaucoup plu :

Waitomo Caves, les grottes aux étoiles !

Voir photos (descente vers South Island)
glow worm Ces grottes sont très célèbres en NZ car elles sont peuplées de glow worms (vers luisants) qui émettent une jolie lueur bleutée afin d’attirer les insectes perdus pour les capturer à l’aide de fils gluants qu’ils laissent pendre comme un pêcheur. Ces larves peuvent être par centaines sur les parois et donnent quelques fois l’impression d’être sous un ciel étoilé ! Evidement le lieu attire énormément de touristes mais il vaut vraiment la peine de s’y attarder. Beaucoup d’activités sont proposées pour visiter les grottes et parmi les nombreux prospectus nous avons choisi de découvrir ce monde souterrain avec la compagnie Caves World qui propose entre autre du black water rafting. Assis sur des bouées, nous nous sommes laissés guider à travers les galeries obscures illuminées de glow worms. Pas mal mais un peu cher.
Le soir, nous nous sommes garés dans le parking des Aranui Caves (camping apparemment interdit mais bon il y a des fois où les bords de routes ça saoule). Et ce soir là fut fantastique ! En effet, c’est ici le départ d’un sentier longeant la rivière dans une forêt jonchée de grottes dans lesquelles on peut entrer – dans certaines cavités, des araignées et des Wetas (sortes de gros criquets) sont présents et on peut vous dire qu’elles sont grosses les bébêtes. La nuit tombée, les parois bordant la rivière ainsi que les grottes s’illuminent de centaines de taches bleutées émises par les vers luisants. Avec en plus le ciel étoilé au-dessus de nos têtes, nous avions parfois l’impression de marcher au milieu des étoiles, c’était vraiment incroyable ! Donc si vous souhaitez voir les glow worms gratuitement et pouvoir prendre des photos, nous vous conseillons d’emprunter ce sentier.

Tongariro National Park, marche à travers une beauté désolée

Voir photos (Tongariro National Park)
vue sur le volcan Conduire tous les jours donne l’envie de se dégourdir les jambes. Nous n’avons pas résisté à l’envie d’aller randonner dans ce parc national se trouvant sur notre route. Pour découvrir ce lieu volcanique ayant servi de décor au film “le Seigneur des anneaux” (pour recréer le Mordor notamment), nous avons choisi de faire en trois jours le Northern Circuit (un des neuf Great Walks), une boucle de 52 km environ. Au départ nous souhaitions le faire en posant juste notre tente dans des endroits à peu près plats mais au centre d’information nous avons vite compris qu’il valait mieux occuper des emplacements autour des Huts (refuges) - compter 15 NZ$ par personne et par nuit. Nos tickets en poche, nous avons garé le van dans Whakapapa Village (il vaut mieux faire de même pour les autres randonnées car les parkings isolés au départ des treks ne sont pas sûrs du tout, on vous le dira partout) et nous avons commencé une époustouflante rando !
Frontale sur le front et mal réveillés (debout à 4h30 am), nous avons pris le départ sur un sentier très bien aménagé à travers les broussailles. Nous avons fait une petite boucle permettant de voir des chutes d’eau, puis rejoint le sentier principal (cette boucle n’était pas vraiment prévue, on s’est un peu trompés de chemin… l’embranchement du bon sentier est très peu visible la nuit). Le chemin devient alors moins aménagé qu’au départ et le passage dans la lande mouillée par une pluie nocturne nous a littéralement trempés jusqu’aux fesses !
Au bout de 3 heures, le sentier rejoint le très populaire Tongariro crossing (dit la plus belle rando d’une journée de Nouvelle-Zélande). Alors que nous étions seuls, nous voilà rattrapés par de nombreux groupes empruntant ce sentier. Malgré cela, la marche continue d’être agréable en raison de la splendeur des paysages traversés. Au fur et à mesure de l’ascension le caractère volcanique s’accentue, on rencontre d’anciennes coulées de lave, des blocs déchirés et sombres et dans ce chaos la vie végétale se manifeste timidement. Le Ngauruhoe, le volcan central de notre trek, s’impose et semble nous fixer continuellement. La montée s’achève sur une vue soudaine sur le Red Crater, une ouverture rouge et noire qui nous a stupéfiés. Après avoir longé les magnifiques Emerald Lakes et Blue Lake, nous avons terminé notre première journée de 9h de marche à Ketetahi Hut. Pluie et vent sur la toile de tente ont un peu mouvementé la nuit mais au matin le ciel était plein d’étoiles, annonçant une superbe journée. Quittant le tracé du Tongariro crossing, le sentier s’égare ensuite dans un paysage désolé mais avec une végétation plus présente par moments. Nous avons probablement traversé le lieu de tournage des terres mortes du Mordor et on comprend bien pourquoi cet emplacement a été choisi.
Nous avons passé la deuxième nuit à Waihohonu Hut, meilleure que la première mais froide (tente givrée le matin). Le dernier jour, nous avons traversé un plateau de lande venteux avec des vues imprenables sur le volcan.
Bien fatigués, nous avons rejoint notre van et regagné un camping du DOC pour se reposer et prendre une bonne douche (chaude car notre douche solaire a bien eu le temps de chauffer cette fois).
Vraiment on recommande à tous de venir faire une rando dans ce parc. Le Tongariro crossing vaut le coup mais le Northern circuit permet de rencontrer des paysages complémentaires.

Voilà pour ce long article. Nous venons d’arriver à Wellington (la capitale) qui est une ville moins grande que ce que nous imaginions mais bien jolie. Nous vous en dirons plus dans notre prochain article.
Dans l’état actuel, ce voyage devient de plus en plus captivant, on est toujours à fond car les visites, la route, le blog, le wwoof nous occupent continuellement. Ainsi, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer et nous profitons vraiment. En ce moment, nous recherchons du travail rémunéré pour l’île du sud et demain (vendredi, n’oubliez pas 12h de plus ici) nous embarquons sur le ferry pour South Island (attention il faut bien réserver à l’avance à cette période, on a failli se faire avoir).

A très bientôt.

PS : Nous venons d’ajouter deux excellents blogs sur la NZ dans notre catégorie partenaires dont voici les liens :
kiwifrenchmag.hautetfort.com
nimlatoastergirl.hautetfort.com

15
Jan
08

Les parcs nationaux de Nouvelle-Zélande

Publié dans Nature | Par Elodie & Thomas

Chers explorateurs d’Aotearoa,

Dans cet article, nous vous invitons à découvrir des “symboles de la nature” que sont les parcs nationaux. Véritables ouvertures vers le monde naturel néozélandais, il n’en reste pas moins que des parcs naturels et autres réserves oeuvrent également à la préservation des milieux et espèces.

Parcs nationaux de Nouvelle-Zélande

En 1887, le peuple maori Tuwharetoa fit don au peuple néo-zélandais de ses parcs volcaniques ancestraux. C’est ainsi qu’est né le 1er parc national du pays, le Tongariro National Park. Aujourd’hui, la Nouvelle-Zélande compte 14 parcs nationaux (3 millions d’ha, soit 12% du pays), 19 parcs forestiers et 3 parcs maritimes. (cliquer sur la carte des parcs nationaux pour l’agrandir)

Ces parcs sont de véritables paradis écologiques, avec des milieux divers, tels que des montagnes, des glaciers, des fjords, des rivières, des forêts primaires ou encore des plages. Dans ces milieux vivent de nombreuses espèces végétales et animales, dont de nombreuses sont menacées.

Voici une rapide présentation de ces parcs nationaux :

(1) Te Urawera National Park (1954)
Ce parc est réputé pour ses lacs, ses randonnées et ses grottes. Il est si sauvage qu’il semble ne pas avoir été exploré.Te Urawera

(2) Tongariro National Park (1887)
Ce parc qui encercle trois volcans présente de nombreux atouts tels que deux stations de ski, une activité thermale, plus de 500 espèces végétales endémiques et une végétation très contrastée (tussock et désert au sud-est, forêt luxuriante au nord-ouest).

(3) Whanganui National Park (1986)
Avec un paysage de rivières coulant dans des vallées aux pentes abruptes, de crêtes acérées et de forêts primaires, ce parc comporte une avifaune indigène abondante.

(4) Egmont National Park (1900)
Le principal attrait du parc est le Mt Taranaki, le volcan de Nouvelle-Zélande le plus parfaitement formé. Ce mont est souvent décrit comme la montagne la plus escaladée du pays.

Tongario-Whanganui-Egmont
(5) Abel Tasman National Park (1942)
C’est le plus petit des parcs nationaux. Il longe la côte, et comporte des plages de sable doré, de vastes baies, des eaux turquoises et une brousse épaisse.

(6) Kahurangi National Park (1996)
Les chaînes de montagne et les forêts sont le milieu de vie d’une exceptionnelle variété d’animaux et de plantes.

(7) Nelson Lakes National Park (1956)
Le parc offre des forêts de hêtre tranquilles, des montagnes rocailleuses, des cours d’eau clairs et des lacs.

Abel tasman-Kahurangi-Nelson lakes

(8) Paparoa National Park (1987)
Ce parc est connu surtout pour les Punakaiki Pancake Rocks. Il présente en outre des crêtes sculptées, des canyons mystérieux et des grottes décorées.

(9) Arthur’s Pass National Park (1929)
Le col d’Arthur est le plus haut col des Alpes du Sud. Le parc comporte des hauts sommets, des gorges profondes traversant des forêts humides et des rivières au large lit.

Paparoa-Arthur

(10) Westland / Tai Poutini National Park (1960)
Ce parc compte plus de 60 glaciers, dont deux qui sont les seuls au monde à traverser la forêt tropicale. Ces glaciers ont également la particularité d’avancer à une vitesse supérieure à 1m/jour. De plus, entre les glaciers et la mer, ce parc est un paradis pour les observateurs d’oiseaux.

Westland

(11) Aoraki / Mount Cook National Park (1953)
Ce parc est alpin dans le pur sens du terme, avec des pics de haute altitude (19 de plus de 3000 m), dont le Mt Cook (3754 m - la plus haute montagne du pays), des glaciers et de la neige permanente.

(12) Mount Aspiring National Park (1964)
Du nom du Mt Aspiring, un des pics les plus hauts de Nouvelle-Zélande, le parc est un endroit de rêve, entre les montagnes, les glaciers, les vallées où coulent des rivières et les lacs glaciaires.

(13) Fiordland National Park (1952)
C’est le plus grand parc du pays, et même l’un des plus grands au monde. Les pics enneigés se reflètent dans les bras d’océan qui s’infiltrent dans l’intérieur forestier du parc.

(14) Rakiura National Park (2002)
Ce parc se situe sur la troisième île principale du pays, Stewart Island. Il comporte des écosystèmes natifs vierges, du sommet des montagnes à la mer. C’est le seul parc de ce type dans le monde.

cook-aspiring-fiordland-rak

Une fois sur place nous essayerons de visiter la plupart de ces merveilleux endroits. Nous pourrons vous communiquer nos propres photos et vous en dire plus sur le fonctionnement de ces parcs en tant que moyen de préservation de la nature.

Pour plus d’informations voici des liens bien utiles :

Department Of Conservation

New Zealand travel international (destination national park)

Crédits photo : www.newzealand.com

17
Déc
07

Présentation de la Nouvelle-Zélande (Partie 3)

Publié dans Le pays, Nature | Par Elodie & Thomas

Chers explorateurs d’Aotearoa,

Dans cette troisième et avant-dernière partie, nous avons choisi de vous parler un peu des ptites bêtes et plantes vivant sur ces magnifiques îles.

L’isolement, source de biodiversité

Le territoire a été isolé pendant 80 millions d’années. L’évolution du vivant y a donc suivi un cours particulier, et la Nouvelle-Zélande abrite des espèces endémiques (c’est-à-dire présentes seulement ici). Hormis les mammifères marins (phoques, dauphins et baleines), il n’existait, avant l’arrivée de l’homme, que deux espèces de mammifères (des chauves-souris).
La biodiversité est donc très riche dans ce pays, que ce soit au niveau de la faune ou de la flore.

Les ptites bêtes

manchot à oeil jaune

La Nouvelle-Zélande est marquante par ses mammifères marins, abondants dans les eaux côtières. Il est possible d’observer des cachalots, des baleines à bosse, des dauphins, des orques, des colonies de phoques à fourrure ou encore des manchots à oeil jaune.
Un kiwiCependant, la Nouvelle-Zélande est surtout remarquable par ses oiseaux, avec une grande variété d’espèces. On ne peut pas parler des oiseaux sans évoquer notre cher ami le kiwi, emblème du pays. Cet oiseau est de la même famille que l’autruche. Il est nocturne et son originalité réside dans son incapacité de voler, en raison de l’absence de prédateur terrestre avant l’arrivée de l’homme.
Note : Cet oiseau mérite un article à lui seul, que nous ne tarderons pas à publier.

Nestor kéaAu niveau de l’avifaune, on peut citer également le strigops kakapo, un perroquet nocturne endémique à la Nouvelle-Zélande. Il est connu pour être le seul perroquet non-volant du monde, le plus lourd perroquet et peut-être l’oiseau qui a la plus longue durée de vie du monde. Il vit principalement à terre mais peut grimper dans les arbres. Durant la journée, il se réfugie dans des trous.
Le Nestor kéa, quant à lui, est le seul perroquet montagnard au monde, et il est également endémique à la Nouvelle-Zélande. Il est connu pour son comportement curieux et sa vive intelligence, qui l’a fait surnommer « le clown des montagnes ».

Les plantes

La Nouvelle-Zélande est aussi impressionnante par sa flore. Les forêts sont nombreuses et diverses.
Les conifères forment une forêt tempérée toujours verte appelée « bush ».Fougère argentée Elle comporte des feuillus, des conifères tels que les kauris et a une apparence subtropicale avec ses palmiers, ses orchidées, ses massifs de flax (plantes aux longues feuilles étroitesFougère arborescente et robustes que les Maoris utilisaient pour le tissage des vêtements et la fabrication d’objets) et ses nombreuses fougères, dont la fougère d’argent, symbole de la Nouvelle-Zélande.
Les forêts de hêtres et de plantes à fleurs sont également admirables. Il est important de noter que près de 80% des plantes à fleurs en Nouvelle-Zélande sont endémiques !

Le pays recèle de nombreux autres trésors de la nature que nous pourrons découvrir une fois là-bas. Nous les partagerons bien entendu avec vous via nos photos!