Travail saisonnier : une bonne rencontre
Publié dans Travail saisonnier | Par Elodie & ThomasVoici l’épisode recherche de travail qui s’avère plus original que nous l’avions imaginé.
Tout d’abord nous devions choisir où travailler. La région de Nelson était tout indiquée car il y a beaucoup de vergers et de vignes et que c’est la saison des pommes en ce moment.
Dans la ville du même nom (bien sympa d’ailleurs), nous sommes allés faire notre demande de Numéro IRD (Inland Revenue Department, indispensable pour travailler ici) dans un bureau du Inland Revenue - nous créerons sous peu une catégorie “vie pratique” qui pourra intéresser les futurs visiteurs de ce pays, avec par exemple plus de détails sur ce IRD dont les modalités ont changé courant février.
Après de multiples recherches infructueuses dans les journaux, Internet et annonces dans les supermarchés, plusieurs personnes nous ont conseillé de prospecter dans la ville de Motueka où on trouve facilement du boulot. Nous étions de nouveau plein d’espoirs, et voilà que le van s’est mis à faire des siennes. Un peu effrayés, nous sommes vite allés trouver un garagiste en ville. Un très aimable mécanicien nous a reçus et avec l’habituelle curiosité kiwi il s’est intéressé à ce que nous faisions ici en NZ. Il s’est rapidement procuré les pièces à changer, pour pas cher en plus, et avec un peu de retard nous avons finalement pu quitter la ville au volant d’un van en pleine forme !
A Motueka, nous sommes allés de verger en verger pour demander du travail sans rien trouver, soit ils avait assez de monde, soit il fallait travailler un mois (nous ne voulions que deux semaines), soit pour un producteur Elodie n’a pas été jugée assez costaud pour porter les sacs de pommes sur les échelles ! Déçus par le bureau du Work and Income (sorte d’ANPE) et ayant fait beaucoup propriétés, nous commencions à stresser un peu car nous voulions travailler maintenant pour pouvoir encore découvrir l’île du Sud avec les couleurs d’automne et avoir suffisamment d’argent pour les mois à venir. Puis comme à chaque fois, nous sommes rentrés dans un verger : “Hello, we are looking for a job. Do you need some pickers? Et toujours la même réponse est venue: “Oh, sorry, we have enough staff at the moment…” Puis une dame qui se trouvait là nous a interpellés et nous a proposé un travail dans ses vignes juste pour une journée (le vendredi), avec une paye de NZ$100 par personne (environ 55 euros), le lunch compris et la possibilité de nous trouver un boulot pour la suite. Pas vraiment convaincus, on a tout de même dit oui quitte à refuser plus tard. Il faut dire qu’ici les pommes peuvent rapporter beaucoup plus d’argent (gagner NZ$200 par jour est possible car vous êtes payés à la caisse de pommes, soit au max NZ$40 la caisse de 500 kg, mais c’est parait-il vraiment très dur !).
On a continué à prospecter les environs, et résignés on a accepté de travailler un mois dans les pommes et trouvé une personne qui avait besoin de pickers. Ce boulot devait commencer le lundi suivant, alors nous sommes tout de même allés chez la dame rencontrée dans la matinée. Nous avons été très bien accueillis par Lesley dans sa belle maison de style moderne perchée sur une colline couverte de vignes. Lesley a eu un peu pitié de nous qui devions dormir dans le van alors elle nous a offert sa chambre d’amis avec salle de bain privée, digne d’un hôtel 3 étoiles. Le passage de la vie nomade à ce confort inattendu fût étrange pour nous la première nuit. Finalement Lesley et Daniel (son mari) ont eu besoin de notre aide pour 2 jours et nous ont déconseillé de travailler pour le verger qui nous avait acceptés (le patron serait un peu pervers envers les filles). Le soir, nous avons juste aidé à enlever les clips qui maintiennent les filets autour des vignes. Hier, nous avons participé au ramassage du raisin (sauvignon) dans une bonne ambiance, avec des pauses thé et lunch, et le soir pour fêter l‘anniversaire de Elodie ils nous ont payé un fish and chips. Au final, Lesley et Daniel ont besoin d’aide pour la semaine prochaine et nous aideront à trouver un emploi pour la suite, alors nous allons rester là encore un moment! Ce n’est pas pour nous déplaire, car ici nous sommes considérés comme de la famille et en retour de cette hospitalité nous aidons pour les tâches ménagères.
En plus on peut améliorer notre anglais et même si on ne comprend pas tout on rigole bien et on apprécie de boire de l’excellent pinot noir à chaque repas.
Aujourd’hui avec la pluie c’est trop dangereux de vendanger alors on ramassera demain.
Voilà, pour l’instant pas encore de photos mais ça viendra on vous le promet.

Ces grottes sont très célèbres en NZ car elles sont peuplées de glow worms (vers luisants) qui émettent une jolie lueur bleutée afin d’attirer les insectes perdus pour les capturer à l’aide de fils gluants qu’ils laissent pendre comme un pêcheur. Ces larves peuvent être par centaines sur les parois et donnent quelques fois l’impression d’être sous un ciel étoilé ! Evidement le lieu attire énormément de touristes mais il vaut vraiment la peine de s’y attarder. Beaucoup d’activités sont proposées pour visiter les grottes et parmi les nombreux prospectus nous avons choisi de découvrir ce monde souterrain avec la compagnie Caves World qui propose entre autre du black water rafting. Assis sur des bouées, nous nous sommes laissés guider à travers les galeries obscures illuminées de glow worms. Pas mal mais un peu cher.
Conduire tous les jours donne l’envie de se dégourdir les jambes. Nous n’avons pas résisté à l’envie d’aller randonner dans ce parc national se trouvant sur notre route. Pour découvrir ce lieu volcanique ayant servi de décor au film “le Seigneur des anneaux” (pour recréer le Mordor notamment), nous avons choisi de faire en trois jours le Northern Circuit (un des neuf Great Walks), une boucle de 52 km environ. Au départ nous souhaitions le faire en posant juste notre tente dans des endroits à peu près plats mais au centre d’information nous avons vite compris qu’il valait mieux occuper des emplacements autour des Huts (refuges) - compter 15 NZ$ par personne et par nuit. Nos tickets en poche, nous avons garé le van dans Whakapapa Village (il vaut mieux faire de même pour les autres randonnées car les parkings isolés au départ des treks ne sont pas sûrs du tout, on vous le dira partout) et nous avons commencé une époustouflante rando !