Chers explorateurs d’Aotearoa,
Voici dix jours que nous avons commencé notre Wwoof à Kerikeri Organic.
Nous passons de très bons moments dans ce petit coin champêtre et le quitter ne sera pas facile.
Après de longs mois passés en Nouvelle-Zélande, Laetitia et Nicolas (deux français) sont arrivés à vélo à la ferme. Leur trip dans ce pays est original puisqu’ils ont choisi de terminer leur périple par une traversée des deux îles à vélo, durant un mois et demi. On s’imprègne de leur expérience et avec Richard (notre ami british) on passe de bons moments. Laetitia et Nico sont très bons en cuisine, ce qui nous permet de manger d’excellents repas avec de bons produits bio !
Les journées ici sont bien remplies car on bosse pas mal, mais c’est souvent par choix. Le travail est varié, intéressant et on apprend beaucoup. Après une bonne journée de boulot, Marty nous a gentiment prêté sa voiture pour que nous allions nous délasser dans des “hot springs” (sources thermales chaudes). Une sacrée bonne idée, mais on vous raconte pas l’odeur de soufre !
Il y a quelques jours, une pluie diluvienne s’est mise à tomber et cela n’a pas cessé pendant deux jours. Le champ devant la cabane était bien inondé. Quand il pleut ici, ça ne rigole pas et aller nourrir les poules dans ces conditions ce n’est pas de la tarte, surtout quand il faut réparer le poulailler plein de crottes humides, équipés de capes de pluie !
Une nuit, des bruits bizarres nous ont tous réveillés. Les yeux endormis, nous cherchions la cause du vacarme quand soudain un curieux animal est tombé dans la cheminée ! Un opossum (ici en photo). Ce gros rongeur nous a donné du fil à retordre pour le faire sortir mais ça nous a bien fait rire. On ne l’a pas tué mais il faut savoir que c’est une espèce invasive ici et les kiwis n’hésitent pas à les supprimer, c’est d’ailleurs un acte citoyen dans le pays.
Demain, nous prenons un “day off” (journée de repos). La rando que nous allons faire dans la Bay of Islands s’annonce magnifique !
Voilà pour les news, nous vous invitons à consulter régulièrement la photothèque que nous alimentons quelques fois lorsque nous avons un accès à internet.

Il a quelques jours nous avons fait l’heureuse rencontre de François et Amélie (ici en photo), deux québécois adorables. En fait, nous avons racheté leur van, un peu plus cher que ce que nous avions prévu de dépenser mais le véhicule est de qualité et fonctionnel (gazinière, chaise, canne à pêche, lit canapé, planches de bodyboard, glacière, etc.). Nous avons effectué les formalités administratives en un temps record avec l’aide et la gentillesse de nos amis canadiens.
Par contre, nous avons passé toute notre après midi de dimanche à chercher un parking pour garer le van jusqu’à notre départ d’Auckland. Cette situation peu paraître bête mais elle ne nous a pas beaucoup fait rire. En effet, il faut savoir qu’à Auckland, pour se garer plusieurs jours, c’est quasiment impossible si vous n’avez pas de parking privé. Toutes les rues sont payantes ($4/heure) avec un temps de stationnement limité, et les parkings coûtent la peau des fesses. Heureusement, nous avons demandé de l’aide à l’accueil de notre Backpacker (qui est une bonne auberge de jeunesse si vous prenez une chambre avec fenêtre !) et nous avons trouvé à nous garer pour pas cher grâce à un petit stratagème. Nous avons ainsi pu garer notre van à l’abri des brigands pour plusieurs jours.
Après un long, très long voyage, nous sommes enfin arrivés à Auckland sous un soleil radieux et 23°C (eh oui c’est l’été ici !). Cependant, le périple n’était pas fini ! Il a fallu faire la queue pour passer la douane et attendre encore que notre tente soit vérifiée par les services de Biosecurity. Nous avons ensuite pris le bus pour atteindre le centre-ville et l’auberge de jeunesse que nous avions réservée préalablement. Notre petite chambre a la particularité d’être sans fenêtre. Eh oui, les chambres à 23$/pers n’ont pas de fenêtre, donc impossible de faire entrer un peu d’air.
avons pris un petit déjeuner au Starbucks Coffee à côté de l’auberge (miam le gros muffin!). Ensuite, nous avons fait un tour dans Queen Street (l’artère principale de la ville) et avons trouvé une agence de la Bank of New-Zealand ouverte (normalement les banques ne sont ouvertes que du lundi au vendredi, et effectivement seule cette agence était ouverte). Nous avons ouvert et alimenté chacun un compte courant en très peu de temps.
Ça y est, nous sommes dans l’aéroport, prêts à embarquer. 28 heures de vol vont être nécessaires pour rejoindre le pays du long nuage blanc !